Un hall qui sent le renfermé, une cage d’escalier poussiéreuse, des boîtes aux lettres encombrées de prospectus : dans un immeuble, l’état des parties communes en dit long sur la gestion de la copropriété. Mais qui est réellement responsable de leur entretien, que dit la loi, et à quel prix peut-on confier cette mission à un professionnel ? Voici les réponses aux questions que se posent le plus souvent copropriétaires, syndics et locataires.
Qui doit entretenir les parties communes d’un immeuble ?
La règle est simple à énoncer, plus nuancée dans les faits. Les parties privatives (l’intérieur de chaque logement) restent à la charge exclusive de leur occupant, locataire ou propriétaire. Les parties communes, elles, appartiennent collectivement à l’ensemble des copropriétaires : halls, escaliers, paliers, ascenseurs, locaux à poubelles, abords extérieurs.
C’est donc la copropriété, représentée par le syndic, qui décide du mode d’entretien retenu en assemblée générale : nettoyage tournant entre habitants, recrutement d’un employé d’immeuble (gardien ou concierge), ou prestation confiée à une entreprise de nettoyage. Le syndic pilote le contrat mais n’effectue jamais lui-même le nettoyage : son rôle est de faire respecter les obligations d’entretien fixées par le règlement de copropriété.

Quels travaux comprend l’entretien des parties communes ?
L’entretien courant recouvre un ensemble de tâches régulières, bien plus large que le simple coup de balai :
- Balayage et lavage des sols des halls, paliers et escaliers
- Nettoyage des vitres, poignées de porte et interrupteurs, points de contact fréquents
- Dépoussiérage des rampes d’escalier, boîtes aux lettres et plinthes
- Sortie et nettoyage des containers à ordures, désinfection du local poubelles
- Entretien des abords extérieurs : cour, parking, espaces verts partagés
💡 Le conseil de Luis, rédacteur Jet Nettoyage
Sur les immeubles anciens du centre de Nantes, les sols en carrelage ou en pierre marquent vite les traces de calcaire à cause de la dureté de l’eau locale. Un protocole de lavage avec un produit adapté au type de sol évite l’effet terne qui donne une impression de saleté même juste après le passage de l’entreprise.
Quelle est l’obligation légale d’entretien en copropriété ?
L’entretien des parties communes n’est pas une simple option de confort : c’est une obligation encadrée par la loi du 10 juillet 1965, qui fixe le statut de la copropriété des immeubles bâtis. Toute copropriété doit disposer d’un carnet d’entretien, document qui recense les équipements de l’immeuble, les travaux réalisés et les contrats en cours, y compris ceux liés au nettoyage.
Pour les grandes copropriétés (plus de 50 lots), un Plan Pluriannuel de Travaux (PPT) est également imposé, avec une intégration progressive des obligations liées à la performance énergétique du bâtiment. Ce cadre réglementaire ne concerne pas que les gros travaux : un défaut d’entretien courant peut-être relevé lors d’une assemblée générale et engager la responsabilité du syndic s’il n’a pas fait appliquer les décisions votées.
Entretien ou réparation : quelle différence ?
Les deux notions sont souvent confondues alors qu’elles n’engagent ni le même budget, ni les mêmes décisions en assemblée générale. L’entretien consiste à maintenir les parties communes en bon état par des actions régulières : nettoyage, petites vérifications, remplacement d’une ampoule. La réparation, elle, intervient pour remettre en état un élément endommagé ou défaillant : une vitre cassée, une porte qui ferme mal, une fuite. Une prestation de nettoyage professionnel relève exclusivement du premier registre, ce qui la rend généralement plus simple à faire voter et à budgétiser que des travaux.
À quelle fréquence faut-il nettoyer les parties communes ?
La fréquence dépend de la taille de l’immeuble, du nombre de lots et du niveau de passage. Un petit immeuble de quelques logements peut se contenter d’un passage hebdomadaire, quand un grand ensemble avec ascenseur et hall très fréquenté justifie plusieurs interventions par semaine, voire un poste dédié.
Un planning bien construit distingue généralement deux niveaux : l’entretien courant (sols, poubelles, points de contact), effectué chaque semaine, et un entretien plus approfondi (vitres, plinthes, parties hautes) à un rythme mensuel ou bimensuel. Ce découpage évite à la fois le sous-entretien visible et le surcoût d’un passage trop fréquent sur des tâches qui ne le justifient pas.
💡 Le conseil de Luis, rédacteur Jet Nettoyage
Beaucoup de syndics fixent une fréquence unique pour tout l’immeuble, sans distinguer les zones. Nous proposons systématiquement un planning différencié par zone de passage : le hall d’entrée et les paliers du rez-de-chaussée s’encrassent bien plus vite que les étages supérieurs, et méritent un passage plus rapproché.
Qui paie l’entretien des parties communes ?
Le coût de l’entretien des parties communes est intégré au budget prévisionnel de la copropriété et réparti entre tous les copropriétaires, au prorata des tantièmes attribués à chaque lot dans le règlement de copropriété. Ces charges sont votées chaque année en assemblée générale, sur la base du contrat en cours ou d’un nouveau devis présenté par le syndic. Un contrat clair, avec un prix fixe mensuel et un périmètre de prestation détaillé, facilite grandement le vote et évite les mauvaises surprises en cours d’année.
Quelles charges d’entretien des parties communes sont récupérables sur le locataire ?
Le propriétaire règle les charges de copropriété, mais il peut récupérer auprès du locataire certaines dépenses d’entretien courant prévues par la réglementation. Cela concerne notamment le nettoyage des halls, escaliers et paliers, l’eau et l’électricité utilisées pour les parties communes, les produits d’entretien ainsi que certaines dépenses liées à la sortie des ordures.
Lorsque ces missions sont assurées par un gardien ou un concierge, 75 % de sa rémunération et des charges associées peuvent être récupérés s’il effectue à la fois le nettoyage des parties communes et la sortie des conteneurs. Ce taux est limité à 40 % s’il n’assure qu’une seule de ces deux tâches.
En revanche, les gros travaux, les réparations importantes et les dépenses non prévues par la liste réglementaire restent à la charge du propriétaire.

Combien coûte l’entretien professionnel des parties communes ?
Les tarifs varient selon la taille de l’immeuble, la fréquence de passage et l’étendue des prestations. Voici des fourchettes indicatives, à affiner selon votre configuration :
| Type de prestation | Fréquence habituelle | Prix indicatif (HT) |
|---|---|---|
| Nettoyage courant (halls, escaliers, paliers) | 1 à 3 passages / semaine | 20 € à 35 € / heure |
| Entretien complet (vitres, sols, containers, abords) | 1 passage / semaine ou 2 semaines | 25 € à 45 € / heure |
| Forfait mensuel petit immeuble (< 20 lots) | Selon contrat | 150 € à 400 € / mois |
| Forfait mensuel grand immeuble (> 20 lots) | Selon contrat | 400 € à 900 € / mois |
Ces montants restent indicatifs : chaque immeuble a ses contraintes (accès, surface, matériaux des sols). Pour un chiffrage précis et le détail complet de nos formules, notre page dédiée présente l’ensemble des prestations et tarifs de nettoyage de copropriété à Nantes.
Pourquoi confier l’entretien à une entreprise professionnelle ?
Le nettoyage tournant entre habitants ou la solution d’un simple employé d’immeuble montrent vite leurs limites : disponibilité irrégulière, absence de remplacement en cas d’arrêt, matériel non adapté. Une entreprise spécialisée apporte un contrat cadré (fréquence, périmètre, engagement de résultat), du personnel formé aux bons gestes et aux bons produits selon les revêtements, et une continuité de service même en cas d’absence d’un agent.
💡 Le conseil de Luis, rédacteur Jet Nettoyage
Avant de signer, demandez toujours une visite des lieux avant devis. Un prestataire sérieux ajuste son offre à la configuration réelle de l’immeuble (nombre d’étages, présence d’un ascenseur, type de sol) plutôt que de proposer un forfait générique identique à tous les immeubles.
Questions fréquentes complémentaires
Non, sauf accord explicite en assemblée générale. Les parties communes appartiennent à la copropriété : ce sont les copropriétaires, via le syndic, qui décident du mode d’entretien. Un locataire ne peut pas se substituer à cette organisation collective, même par bonne volonté.
Le premier réflexe est de signaler le problème au syndic, par écrit si possible, en s’appuyant sur le règlement de copropriété et le contrat de nettoyage en cours. Si la situation persiste, la question peut être portée à l’ordre du jour de la prochaine assemblée générale, pour révision du contrat ou changement de prestataire.
Votre immeuble nantais a besoin d’un entretien régulier et fiable pour ses parties communes ? L’équipe Jet Nettoyage établit un devis gratuit et personnalisé, adapté à la configuration de votre copropriété.
Sources : loi n° 65-557 du 10 juillet 1965 fixant le statut de la copropriété des immeubles bâtis ; service-public.fr, fiches pratiques copropriété ; Travaux.com, données tarifaires nettoyage de copropriété.